Cette illustration dépeint les divers aspects du SKA en une seule image. Les deux principales composantes de l’antenne sont les coupoles « SKAMid » situées en Afrique du Sud et dans d’autres pays partenaires africains (avant à gauche) et les antennes « SKALow » qui seront construites dans l’outback de de l’Australie occidentale (en bas à droite). Les coupoles précurseurs du MeerKAT en Afrique du Sud (fond à gauche) et de l’ASKAP en Australie occidentale (fond à droite).
 
Crédit: Organisation du SKA

À propos du SKA

Le projet du « Réseau d’un kilomètre carré » (abrégé SKA, pour « Square Kilometer Array ») est un effort international pour construire le radiotélescope le plus puissant jamais construit. Plus précisément, le SKA ne sera pas un télescope unique mais un ensemble relié électriquement de milliers d’antennes paraboliques, réparties sur des milliers de kilomètres. La superficie totale de la collecte de toutes ces paraboles et antennes sera finalement plus d’un kilomètre carré (un million mètres carré). Avec le détail et sensibilité sans précédent fournis par cette énorme installation, le SKA répondra à des questions fondamentales de l’astronomie, de la physique, et de la cosmologie.

L’ampleur du SKA représente un pas énorme dans les domaines d’ingénierie, de recherche, et de développement. Comme l’un des plus grands efforts scientifiques dans l’histoire, le SKA regroupera les meilleurs scientifiques, ingénieurs, et décideurs du monde entier, travaillant afin d’amener ce projet à terme.

Le SKA sera le plus grand générateur de données scientifiques au monde. Une fois terminé le réseau va générer des données à des taux plus de 10 fois le trafic internet mondial d’aujourd’hui. La puissance du SKA lui permettra de détecter des signaux de radio très faibles, émis par des sources cosmiques de la formation des premières galaxies et étoiles, séparées par plus de 13 milliards d’années lumières de la Terre. Le SKA répondra aussi à des questions fondamentales sur la nature de la matière, l’espace, et le temps. Comment est-ce que l’univers a été formé et comment a-t-il évolué par la suite? Est-ce que la théorie de gravité d’Einstein est correcte? Quelle est la nature de la « Matière Noire » et de l’« Énergie Noire »? Quelle est l’origine des champs magnétiques cosmiques? Y’a-t-il d’autres formes de vie dans l’univers? Mais le plus captivant, seront probablement les découvertes du SKA que nous ne pouvons pas encore prévoir.

Le SKA a été conçu à l’origine en 1991, menant à l’établissement d’un groupe de travail international en 1993. Après plusieurs années de développement et discussion, l’Organisation du SKA est devenue une entité légale en 2011 et les deux sites (Afrique du Sud et Australie) ont été sélectionnés en 2012. Le SKA sera construit en deux phases: « SKA1 » et « SKA2 ». SKA1 représentera environ 10% du réseau lorsque complété . La conception et la préparation détaillées du SKA1 sont présentement en cours. La construction est prévue pour 2018 à 2023. Le projet entier « SKA2 » sera complété entre 2021 et 2030.

Dix pays sont présentement membres de l’Organisation du SKA: l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada, la Chine, l’Inde, l’Italie, la Nouvelle Zélande, les Pays-Bas, le Royaume Uni, et la Suède. Plusieurs autres pays devraient rejoindre le projet dans les prochaines années. Avec ces pays représentant environ 40% de la population mondiale,  le SKA est vraiment une entreprise mondiale. Le Canada a été un des six membres fondateurs du consortium du SKA en 2000, et a fourni leadership et engagement substantiel au cours des 15 ans qui ont suivi.