CANADA ET LE SKA

Canada et le réseau d’un kilomètre carré

Le Canada a été un des six membres fondateurs du consortium du SKA en 2000 et a maintenu une participation et un engagement importants au cours de quinze années qui ont suivi. En particulier, le plan canadien à long terme pour l’astronomie (abrégé LRP, en anglais « Canadian Long Range Plan for Astronomy ») a fortement privilégié la participation canadienne continué dans le SKA. Le Canada est présentement un des dix pays membres de l’Organisation du SKA, et nomme deux représentants à son conseil d’administration.

Les astronomes canadiens jouent un rôle principal dans la conception des programmes de science du SKA de haute priorité, incluant les tests de relativité générale, l’évolution des galaxies, la magnétisme cosmique, l’Énergie Noire, et la détection des systèmes transitoires. Ils participent à onze des treize groupes de travail et groupes de discussion, et siègent au comité consultatif- sciences et génie – du SKA (abrégé SEAC, en anglais « Science and Engineering Advisory Committee »).

Parallèlement à ces efforts, le CNR Herzberg, depuis plus que dix ans, travaille à développer des technologies clés pour le SKA, avec un accent sur les innovations qui auront un impact considérable sur l’utilité scientifique et un potentiel pour contribuer à l’économie canadienne.

Ces technologies incluent:

  • Corrélateur/beamformer (formateur du faisceau), techniques de traitement du signal
  • Amplificateurs à faible bruit cryogéniques
  • Numérisateurs à conversion direct haute vitesses.
  • Antennes réseau à commande de phase

De plus, le Centre canadien des données astronomiques (CADC) et un consortium d’universités canadiennes sont tous deux impliqués dans le consortium de traitement de données (abrégé SDP, en anglais « Science Data Processing » ) du SKA. En plus de travailler spécifiquement sur le SKA, les astronomes canadiens développent une variété de nouvelles installations et d’expériences scientifiques qui testent les technologies nécessaires pour le SKA. D’abord et avant tout, l’Expérience canadienne pour mapper l’intensité d’hydrogène (abrégé CHIME, en anglais « Canadian Hydrogen Intensity Mapping Experiment ») est un nouveau et unique design de radiotélescope, qui est en train de créer des cartes trois dimensionnelles de l’Énergie Noire, responsable de l’expansion accéléré de notre Univers. Des Canadiens sont aussi les enquêteurs principaux pour deux des dix expériences prévues pour le précurseur australien du SKA (ASKAP), et sont très impliqués dans plusieurs projets officiellement désignés comme précurseurs et prototypes du SKA.